Héros (Jeremy Kagan, 1977)

Un vétéran du Viet-Nam, parti retrouver ses anciens camarades à travers les Etats-Unis pour les associer à un projet d’élevage de vers de terre, rencontre une jeune femme dans l’autocar pour Kansas City.

Les artifices du scénario (notamment le sacrifice de l’individualité de la jeune femme qui n’existe en fait qu’en fonction du personnage du vétéran) et les approximations de la technique n’empêchent pas cette comédie dramatique de sonner juste dans ses portraits de vétérans atteints de trouble de stress post-traumatique et d’être finalement émouvante.

Un si bel été (The greengage summer/Loss of innocence, Lewis Gilbert, 1961)

Leur mère malade à leur arrivée pour des vacances en Champagne, de jeunes Anglaises vont dans un hôtel habité par un charmant Anglais…

Le premier problème est que Kenneth More, l’acteur qui joue le type dont le charme fait succomber toutes les filles, n’a aucun charme. Difficile de croire à son personnage. Ensuite, la mise en scène ne rend guère justice aux jeunes filles ni aux paysages dans lesquels se déroule l’intrigue. Bref, cette adaptation de Rumer Godden a donné lieu à un film banal et manquant de sensibilité.

Pain et chocolat (Franco Brusati, 1974)

En Suisse, les déboires d’un travailleur italien, éloigné de sa famille pour lui offrir une vie meilleure.

Parce qu’il est présenté avec beaucoup de finesse et de sensibilité, le contexte original, pour une comédie italienne, du travail immigré, contribue grandement à l’excellence d’une première partie originale et touchante. Cependant, le récit se délite ensuite et le rythme de plusieurs séquences manque de nerf. Nino Manfredi, excellent, et le découpage parfois inventif (le travelling sur l’abattoir!) assurent quand même un certain liant.

Ma saison préférée (André Téchiné, 1993)

Leur mère mourante, la femme d’un notaire retrouve son frère…

L’évocation, toujours diffuse, de l’inceste insuffle une atmosphère vénéneuse mais, faute d’être basé sur quelque chose de substantiel, le drame paraît parfois artificiel (les monologues face caméra de Daniel Auteuil) voire hystérique. Heureusement, Catherine Deneuve, Daniel Auteuil et Marthe Villalonga insufflent une grande justesse.