Thérèse Desqueyroux (Georges Franju, 1962)

Dans les Landes, une jeune femme est rapidement dégoûtée de son mari et aspire à s’évader de sa vie…

Plate et morne adaptation du roman de François Mauriac réduit ici à une -molle- diatribe contre la « bourgeoisie de province ».

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La tête contre les murs (Georges Franju, 1959)

Un bourgeois fait interner son fils asocial à l’hopital psychiatrique.

La tête contre la murs vaut surtout pour sa mise en scène qui nimbe le film d’une aura irréelle, sans être vraiment fantastique. Sans ostentation, sans volonté trop affichée de paraître original, Georges Franju arrive à donner une impression de neuf. Songeons à la séquence de vol du début, qui n’a rien d’une séquence de vol grâce entre autres à la musique de Maurice Jarre (paix à son âme) qui fait un judicieux contrepoint à l’image. D’une manière générale, le travail sur le son dans La tête contre les murs est fabuleux mais la poésie se manifeste à tous les niveaux de la mise en scène, des seconds rôles mémorables (Aznavour) à la photographie d’Eugène Schufftan en passant par le visage et le corps d’Anouk Aimée. Cette élégante étrangeté de la forme remet en cause les repères habituels entre folie et respectabilité sociale. Certes, tout n’est pas complètement réussi dans le film. La dérision facile et inadéquate insufflée par le style décalé aux scènes d’évasion montre que Franju n’est pas très à l’aise dans l’action. Le manichéisme incarné dans les deux docteurs opposés est également regrettable, il ramène l’oeuvre  du côté du film à thèse, altérant un peu sa grâce. La tête contre les murs n’en reste pas moins un très beau film.