Une hache pour la lune de miel (Mario Bava, 1970)

Un jeune couturier poignarde des femmes pour affronter un traumatisme d’enfance.

Le soin apporté à la plastique de l’image et l’utilisation d’artifices de montage habituellement associés à l’avant-garde ne sauraient rehausser l’intérêt d’un récit tout à fait inepte. « Tout ça pour ça? » a t-on envie de dire à la fin du film.

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Danger: Diabolik! (Mario Bava, 1968)

Un pur plaisir de cinéma !

L’histoire, tirée d’une bande dessinée populaire italienne, est transfigurée par Mario Bava. Imaginez vous un James Bond ou un Fantomas qui serait pour une fois mis en scène avec style. Décors, couleurs, accessoires, costumes, transparences, musique (de Morricone), tout cela est ici délicieusement pop. Les péripéties sont délirantes mais jamais ennuyeuses car chaque geste de Diabolik, chaque vol, chaque évasion, donne lieu à une idée de mise en scène qui renouvelle la surprise du spectateur. Danger Diabolik est un des plus grands films d’action qui soient parce que l’action n’est pas un ornement spectaculaire mais l’essence du film, son principe actif. Tout y est mouvement, enchaînement, process. Comme chez Raoul Walsh ou le Bresson d’Un Condamné à mort s’est échappé. D’ailleurs, le jeu monolithique de John Phillip Law qui joue Diabolik renvoie aux modèles bressonniens. Aucune psychologie, aucune expression d’émotion qui viendrait parasiter le programme du film. Diabolik est un corps dont la fonction est d’abord de tourner en ridicule les institutions étatiques puis de s’en mettre plein les poches pour enfin coucher avec la ravissante potiche blonde qui se promène en mini-short du début à la fin du film. Fabuleux plan où les diaboliques tourtereaux font l’amour sur un matelas de billets de banque. Tout l’esprit du film, anarchiste, inventif et terriblement sexy, y est condensé.