Les prairies de l’honneur (Shenandoah, Andrew V. McLaglen, 1965)

En 1864 en Virginie, un fermier tente de tenir ses fils à l’écart de la guerre de Sécession.

Ce western tardif est une bonne définition par l’absurde de la mise en scène au cinéma car les ingrédients ont beau être les mêmes que ceux des chefs d’oeuvre de John Ford (famille, bastons, bons sentiments, guerre de Sécession…jusqu’à des détails comme le monologue sur la tombe de l’être aimé), la pataude réalisation de Andrew V.McLaglen ôte toute vérité humaine et tout intérêt dramatique à un récit dont les ressorts sont de plus particulièrement stupides. Le gouffre entre la splendeur des images de La prisonnière du désert et la platitude de celles des Prairies de l’honneur montre avec éclat que le cinéaste est, plus que le directeur de la photographie en l’occurrence commun aux deux films, le dépositaire du cachet visuel de l’oeuvre cinématographique.

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