Vie pour vie (Evgueni Bauer, 1916)

Une veuve peine à se remarier car sa fille reste tourmentée par la mort de son père.

Un très bon mélodrame où tout le trouble des passions qui animent les personnages (je pense à la jeune fille paumée, partagée entre inceste et nécrophilie) est évoquée à travers un récit direct et une mise en scène lumineuse de simplicité.

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Les ténèbres de l’âme féminine (Evgueni Bauer, 1913)

Une jeune aristocrate russe visite des pauvres, se fait violer par l’un d’entre eux puis le tue…

Ce mélodrame primitif voit sa peinture de la décadence renforcée par l’intelligence évocatrice de ses ellipses, l’implacable cruauté de son déroulement et des éclairages somptueux qui annoncent Josef Von Sternberg avec vingt ans d’avance. Evgueni Baueur pressent aussi l’intérêt du découpage dans plusieurs scènes où le montage de différents points de vue (à différentes échelles de plan qui plus est) accroît l’intensité dramatique. A découvrir.