La femme du prêtre (Dino Risi, 1970)

Après avoir été sauvée du suicide par un prêtre lui ayant répondu depuis une sorte de « S.O.S amitié », une chanteuse s’en amourache.

Faute peut-être de précsion dans l’écriture, le mélange des tons ne fonctionne pas très bien; l’exhubérance comique de Sophia Loren peine à s’accorder avec la gravité avec laquelle la question du célibat des prêtres est abordée via le personnage de Mastrioanni. Leur histoire d’amour manque de crédibilité dans ses commencements même si les situations attendues avec un tel postulat restent amusantes (tel la première rencontre chez les parents). La fin est assez belle, le film semblant trouvant enfin l’unité qui lui faisait défaut.

 

Une poule, un train…et quelques monstres (Dino Risi, 1969)

Sept sketches sur diverses perversions sexuelles.

Malgré le sujet, le film ne sombre jamais dans la vulgarité (à part le sketch avec le paysan zoophile) tel que certains films analogues tournés dans les années 70. C’est, en partie, dû à l’acteur, Nino Manfredi, foncièrement plus élégant et moins cabotin que nombre de ses pairs de la comédie italienne. Ce n’est pas non plus d’une drôlerie irrésistible d’autant que le rythme s’amollit souvent.

Opération San Gennaro (Dino Risi, 1966)

Un couple de cambrioleurs américains recrute des Napolitains pour dérober l’inestimable trésor de l’église de San Gennaro pendant le festival de la chanson napolitaine.

Naples et les Napolitains vus avec le mélange de moquerie et de compassion typique de la grande période de Dino Risi agrémentent grandement ce film de casse -genre habituellement des plus chiants.

Nos maris (Luigi Filippo D’Amico, Luigi Zampa et Dino Risi, 1966)

Trois sketches:

  • L’épouse de Alberto Sordi se refuse à consommer le mariage. C’est le début d’une inversion progressive des rôles dans le foyer.  In fine, le dénouement hallucinant justifie un postulat quelque peu arbitraire. C’est le seul sketch en couleurs.
  • Jean-Claude Brialy, impuissant, ne peut donner d’héritier à la famille de Michèle Mercier. Pas mal, sans plus. Comme souvent chez Zampa, la voix-off dynamise le récit.
  • Ugo Tognazzi, carabinier, est chargé de séduire une femme des bidonvilles pour mettre le grappin sur son homme, voleur en cavale et très jaloux. C’est le meilleur des trois segments car, à partir des scènes entre le carabinier et la femme, les sentiments font joliment dérailler le programme. Pour autant, le dernier plan est d’un mauvais esprit bienvenu.

 

 

 

A porte chiuse (Dino Risi, 1961)

Le juge, l’avocat et le procureur accompagnent la veuve d’un millionnaire accusée du meurtre de son mari chez elle pour reconstituer le crime.

Comédie cynique dans la veine de Billy Wilder en moins drôle et en moins bien rythmé. Le noir et blanc, en diminuant l’impression de réalité du décor méditerranéen, accentue la théâtralité foncière de l’oeuvre.