Mademoiselle s’amuse (Jean Boyer, 1947)

La capricieuse fille d’un millionnaire décide de se faire suivre 24h/24 par l’orchestre de Ray Ventura.

Une ineptie proche du nanar mais Giselle Pascal compose un ersatz acceptable de la jeune Darrieux, les chansons de Paul Misraki sont entraînantes et la gaieté générale incite à l’indulgence (coupable?).

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La chaleur du sein (Jean Boyer, 1938)

Un jeune homme ayant tenté de se suicider, les différentes épouses de son père qui lui ont successivement servi de mère accourent à son chevet.

Comédie fort médiocre, sans invention, sans gag, qui patine pendant une heure avant de sombrer dans la mièvrerie la plus crasse. C’est un des rares films où Marguerite Moreno est mauvaise (mais on lui a demandé de jouer une Américaine).

 

Prends la route! (Jean Boyer, 1937)

Sur la route, les couples se font et se défont…

Si ce résumé est aussi vague, c’est que la première des qualités de Prends la route! est la liberté de sa narration. De panne d’essence en gîte méditerranéen, de passage à niveau en attente au guichet, le film capture une multitude d’épiphanies de poche où sont forcés de se côtoyer des personnages d’origines diverses et variées, soit autant de moments composant et recomposant l’éternelle valse des sentiments. La légère insolence du ton, la gaieté des chansons, la fermeté du rythme (ce qui n’a pas toujours été le cas chez Jean Boyer), l’entrain des acteurs et les discrètes embardées dans la fantaisie la plus pure achèvent de faire de Prends la route! la comédie la plus joyeusement représentative de son temps, celui du Front Populaire et des premiers congés payés. C’est en quelque sorte du Renoir d’opérette, ce qui n’est pas un mince compliment.

Nous irons à Monte-Carlo (Jean Boyer, 1951)

Suite à un malentendu, un orchestre de jazz en tournée hérite d’un bébé…

L’intrigue rocambolesque est gâchée par la lourde vulgarité du style. Même la grâce incarnée, à savoir Audrey Hepburn, se révèle ici grimaçante et caricaturale. Assommant.

Noix de coco (Jean Boyer, 1938)

A Menton, un horticulteur apprend que sa nouvelle et vertueuse épouse est « Noix de Coco », l’entraîneuse avec qui il eut une liaison à Saïgon du temps de sa jeunesse…

Contrairement à d’autres films de Jean Boyer, cette comédie est médiocre du fait que:

  1. le scénario s’éparpille et n’approfondit aucune piste narrative
  2. les dialogues ne sont pas des plus inspirés
  3. il n’y a pas de chansons pour agrémenter la sauce

Circonstances atténuantes (Jean Boyer, 1939)

Sur la route des vacances, la voiture d’un procureur à la retraite tombe en panne. Avec sa femme, il s’installe dans un hôtel de banlieue où est établie une bande de pieds-nickelés…

Le plaisir renoirien de voir des classes sociales différentes se mélanger par la grâce du hasard, de la musique, de la bouffe et de l’érotisme, les dialogues d’un Yves Mirande particulièrement en verve, de grands acteurs qui semblent s’amuser avec nous (surtout Michel Simon), le tube entraînant de Boyer/Van Parys Comme de bien entendu, le rythme soutenu du découpage et la fantaisie naturelle de l’ensemble font de Circonstances atténuantes une comédie franchement réjouissante même si le dénouement paraîtra pusillanime au regard de la verdeur de ce qui l’a précédé.

Un mauvais garçon (Jean Boyer, 1936)

Une avocate débutante s’entiche de son premier client.

Une comédie légère et assez distrayante qu’une mise en scène déficiente (notamment lorsqu’il s’agit d’évoquer les milieux sociaux) et un rythme mollasson empêchent cependant de rivaliser avec ses homologues américains de l’époque. La fin, pour astucieuse qu’elle soit, désamorce les velléités progressiste exprimées jusqu’ici et fait retrouver au film le train-train conservateur qui est évidemment le sien. Les chansons de Van Parys -dont plusieurs sont devenues des standards- et la frimousse de la jeune Darrieux agrémentent le tout.