Flashback sur ce qui a conduit une jeune fille de la petite bourgeoisie américaine à une tentative de suicide.
Produit par The Filmmakers, On the loose ressemble aux films réalisés par Ida Lupino car il traite un sujet sociétal concernant les jeunes filles avec une empathie humaniste qui empêche le manichéisme dramaturgique de s’installer. Dénué des quelques fulgurances lyriques qui transfigurent Avant de t’aimer ou Never fear, il contient cependant quelques moments mémorables: l’ouverture très rentre-dendans, typique des bonnes séries B de l’époque et, surtout, les scènes entre le père, excellemment interprété par Melvyn Douglas vieillissant, et la fille dont une, construite tout en contrepoints émotionnels, est franchement poignante. Bref, malgré quelques dialogues appuyés et quelques articulations un tantinet schématiques du fait que le film dure 1h10 et qu’il faille raconter vite, la justesse prédomine. On the loose est une belle découverte.