Hope and glory – La guerre à 7 ans (John Boorman, 1987)

Dans le Londres en proie aux bombardements allemands, un enfant grandit.

Ce film autobiographique de John Boorman est une chronique des années d’enfance du cinéaste, années qui correspondent à la Seconde guerre mondiale. Un motif récurrent de l’oeuvre illustre brillamment le paradoxe de cette innocence enfantine confrontée à la plus atroce des réalités: celui des maisons bombardées transformées en terrains de jeu. Aucune illusion sentimentale ou morale mais une incitation de la guerre à jouir de l’instant présent qui vaut aussi pour les adultes. Ainsi du personnage de la soeur aînée. Les rapports avec sa mère sont d’ailleurs traitées d’une façon très juste, sans enjolivement ni dramatisation excessive.

Il y a finalement peu de « gros » évènements dramatiques dans Hope and glory mais ceux-ci donnent lieu à de grands moments. La façon soudaine et violente dont la baie vitrée explose pendant la fuite de la famille vers l’abri montre que le style classique de la mise en scène n’a rien d’aseptisé. Hope and glory est un film nostalgique mais cru. Une bonne façon d’imaginer cet excellent film serait de se figurer une sorte d’Empire du soleil (sorti la même année) dépouillé, épicurien (au sens « profiter de l’ici et maintenant ») et dénué de toute niaiserie (ici, le regard du cinéaste ne se confond pas avec celui de son jeune protagoniste).

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