Muriel (P.J Hogan, 1994)

Une jeune femme méprisée par ses amies et sa famille part à Sydney dans l’espoir de se marier.

Le programme euphorisant est nuancé par des ramifications carrément mélodramatiques. Pour son premier film de cinéma, qu’il a écrit et réalisé, P.J Hogan fait preuve d’une tonifiante habileté à mélanger les registres, grâce notamment à un rythme soutenu qui fait avaler plusieurs coups de force scénaristiques (ceux-ci sont souvent justifiés a posteriori). Dopé par la musique d’ABBA, la comédie romantique se transforme en bel hymne à l’amitié féminine. Son happy end célèbre moins une réussite que l’affranchissement d’une norme de réussite.  

La mort est une caresse (Edith Carlmar, 1949)

Une riche femme mariée divorce pour un jeune mécanicien…

Ce drame norvégien où les paysages sont plus bien beaux que les âmes a plus à voir avec les oeuvres contemporaines d’Yves Allégret et d’Henri Decoin qu’avec les films noirs hollywoodiens. La froideur du style et la laideur de l’actrice peinent à rendre sensible la passion censée animer les personnages mais le regard puritain analyse lucidement le devenir d’un amour né dans la clandestinité: « par où tu as péché, tu seras puni ». Terrible regard-caméra final, quatre ans avant Monika.