L’année des treize lunes (Rainer Werner Fassbinder, 1978)

Les cinq derniers jours de la vie d’un transsexuel dépressif.

Ce film, c’est d’abord du je-m’en-foutisme plastique à tous les étages. Que ce soit en terme de lumière comme en terme de composition du cadre, il n’y a aucun travail sur l’image. Ce film, c’est ensuite un récit sacrifié à une critique sociale aussi légère qu’un manifeste de Georges Marchais. La narration est complètement dévitalisée à force de distance pseudo-brechtienne. Ce film, c’est enfin des moments forts bien que rares dans lesquels naît une certaine poésie du sordide. Ce film, c’est donc du Fassbinder pur jus.

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7 commentaires sur “L’année des treize lunes (Rainer Werner Fassbinder, 1978)

  1. Ce n’est pas mon Fassbinder préféré mais je ne l’ai pas revu depuis longtemps. En revanche, je m’insurge contre la phrase de conclusion : Fassbinder est sans doute l’un des plus grands cinéastes de tous les temps et son oeuvre gagne à être vue et revue. Nous en reparlerons peut-être en évoquant d’autres titres du cinéaste

  2. J’ai vu ce film, et d’autres de Fassbinder. J’ai vu les mélodrames de Douglas Sirk (que j’admire). Mais ce film m’a profondément marquée : je le préfère à Mirage de la vie de Sirk par exemple ; mais réalisme pur contre réalisme à violons… « les gouts et les couleurs » hein !
    Oui Fassbinder est un des plus grands réalisateurs de l’histoire, en restant objective. Par exemple, on peut ne pas aimer Hitchcock, mais on ne renie pas son génie.
    Personnellement, j’ai terriblement aimé tous les Fassbinder que j’ai vu : Martha, Querelle, Pourquoi M. R est-il atteint de folie meurtrière… je comprend que certaines personnes n’apprécieront pas les longs plans séquences, et les longs dialogues… mais comprenez qu’ils participent à l’esthétisme du film et à ce que Fassbinder voulait que les spectateurs ressentent. Personnellement il me faut plusieurs jours pour me remettre de ce choc que me procure la vision d’un de ses films.

  3. « Ce film, c’est donc du Fassbinder pur jus », dites vous.
    J’avoue moi même ne guère aimer ce film du grand réalisateur allemand. Je vous propose néanmoins de voir (si ce n’est déjà fait) « Ich will doch nur, daß ihr mich liebt », récemment ressorti en salles – parce que là, question mise en scène, c’est proprement extraordinaire, et il faut vraiment avoir de la merde dans les yeux pour ne pas le voir (tous ces surcadrages…)

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