Raining in the mountain (King Hu, 1979)

Dans la Chine médiévale, différentes personnes convoitent le poste de chef d’un monastère bouddhique. Il conspirent, se trahissent mais surtout se foutent sur la gueule.

Pendant deux heures. Difficile de s’intéresser à l’histoire qui ne dépasse le stade de l’anecdote que pour dispenser des messages niaiseux à base de « sagesse » bouddhiste. Restent les combats d’arts martiaux malheureusement réalisés sans le moindre souci de continuité. Les raccords peu clairs sont peut-être voulus mais ne créent qu’une impression de confusion. D’une manière générale, la mise en scène est franchement kitsch; « kitsch » au sens « ringard » et non au sens « baroque désacralisé ». L’hirondelle d’or tourné une dizaine d’années auparavant par le même King Hu alors que le cinéaste n’avait pas encore été récupéré par les festivals occidentaux est un film bien plus réussi, ne se payant pas de prétentions intellectuelles et épuré comme un western de Boetticher.

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5 commentaires sur “Raining in the mountain (King Hu, 1979)

  1. Je passe juste pour m’opposer à ce jugement. Je serais bien en peine d’argumenter, ayant vu le film il y a trop longtemps, mais je l’avais trouvé excellent, moi qui d’habitude n’aime pas ce genre. Je reconnais toutefois avoir préféré « A touch of zen », probablement le meilleur King Hu (avec « L’hirondelle » citée ?).

  2. A touch of zen, c’est le film qui a fait connaître King Hu en Occident, il est dézingué dans le Lourcelles. en tout cas, il dure longtemps donc ne me tente pas du tout.

    L’hirondelle d’or n’a pas l’étoffe d’un chef d’oeuvre mais c’est vraiment un film de genre assez réjouissant: clair, rapide, concis, épuré.

  3. Doublement d’accord avec Ed. J’ai un excellent souvenir du film, mais je l’ai vu il y a trop longtemps pour argumenter. En fait, je crois que c’est le premier film de ce type que j’ai vu de ma vie, quand il a été repris dans les années 80. Ca m’avait beaucoup impressionné, le dépaysement était total. je me souviens surtout d’une séquence avec des amazones qui bondissaient dans la forêt avec de longues écharpes rouges. Je serais curieux de le revoir maintenant que je suis plus familier avec le genre.
    J’ai beaucoup aimé « L’hirondelle d’or » et, si vous n’avez pas envie de vous risquer à « Touch of zen », je vous conseille les deux autres volets de la « trilogie des auberges », « The fate of Lee Khan » et « Dragon gate inn ».

  4. Ben pour le coup Lourcelles est un bel idiot.

    Touch of zen est l’une des œuvres les plus aboutie, cohérente, riche, stylisée, audacieuse qui soit.

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