La boulangère de Monceau (Eric Rohmer, 1963)

Pour aborder une inconnue qu’il croise depuis plusieurs semaines, un étudiant parisien calcule ses déplacements en fonction de ceux de celle qu’il veut conquérir. Lors de ses manoeuvres, il va rencontrer une boulangère qui va le faire dévier de son but.

Le premier des six contes moraux d’Eric Rohmer contient déja tout son auteur. C’est une réflexion clairement exposée sur le déterminisme amoureux et la frivolité du désir. Le style est encore mal dégrossi, trop d’enjeux dramatiques étant présentés essentiellement via le texte (de la voix-off). Il n’y a pas assez de place pour la mise en scène alors que le sujet l’appelait de toute ses forces puisque l’intérêt du film est que les sentiments sont étroitement liés à des notions éminemment concrètes de topographie et de probabilités de rencontre. Heureusement le texte est, cela n’étonnera personne, très beau en lui-même. De plus, la concision du film, son absence de digression, sa rigueur dramatique sont très appréciables. Là où un Desplechin se serait éternisé pendant deux heures, Rohmer expédie l’affaire en 30 minutes.

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