6 commentaires sur “Le fossé (Wang Bing, 2011)

  1. Eh bien, ça a le mérite d’être tranchant ! Jamais vu ce film mais Le Soldat Bleu n’est franchement pas terrible. Au risque de me faire taper sur les doigts, je le rapprocherais de La Horde Sauvage (certes moins catastrophique, il y a quand même Peckinpah aux manettes) dans la mesure où ce sont des films qui n’existent presque que pour leur final, tout ce qui le précède étant dramatiquement peu intéressant (on ne croit pas une seconde à la romance de Soldier Blue et la narration de Wild Bunch traîne salement en longueur malgré le beau cast). Et après bon, pour le final en lui-même (celui du film de Nelson comme de Peckinpah) c’est l’effet catharsis et on voudrait nous faire gober que c’est du grand cinoche… moi ça me laisse un peu perplexe.

  2. assez d’accord pour dire que La horde sauvage est un film surestimé. Comme Peckinpah en général.
    Mais c’est nettement mieux que Soldat bleu ou Fossé, deux films ignobles -surtout le deuxième- où la mise en scène ne vise qu’à choquer le spectateur pour lui asséner des tautologies.

  3. Figurez vous qu’il y a quand même une scène dans Le fossé où un prisonnier bouffe le vomi de l’autre. Sans hors-champ. Un réalisateur qui a besoin, ou croit avoir besoin, d’en arriver là pour exprimer les affres de la faim ne mérite que notre plus profond mépris.

  4. J’ai été habitué à voir ce genre de scènes chez John Waters ou dans un Troma mais le contexte y est évidemment tout autre. C’est vrai que quand on filme de telles outrances en prétextant un pseudo-message, c’est rarement heureux. J’imagine que vous devez détester Ferreri ou Pasolini tout autant que moi.

  5. Pasolini, j’aime beaucoup ses trois premiers longs-métrages. Accatone et Mamma Roma sont vraiment à voir.
    J’ai aussi une certaine admiration pour Salo, film souvent insoutenable mais dont la mise en scène m’avait semblé dénuée de complaisance. Impression qui vous paraîtra étrange à propos d’un film où des personnages mangent de la merde à la petite cuillère mais que je ne saurais étayer, n’ayant pas revu le film depuis dix ans et n’ayant certes aucune envie de le revoir.
    Ne pas oublier aussi qu’il s’agit d’une adaptation du livre le plus « excessif » de Sade.

  6. J’avoue ne pas du tout connaître le début de carrière de Pasolini (je me suis donc avancé un peu trop vite) mais je garde un assez mauvais souvenir de Salo qui m’avait paru froid (sans blague…), vain, ampoulé et par moments même tarabiscoté. Cela dit, n’ayant pas lu le roman de Sade je ne peux juger le film à l’aune de celui-là.

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