Prisonnier de la peur (Fear strikes out, Robert Mulligan, 1957)

Un jeune espoir du base-ball est rendu fou par la pression que lui met son père.

Après une excellente première partie, la pesanteur didactique (via le récit et les dialogues) et expressive (via l’interprétation parfois exagérée de Anthony Perkins) se fait sentir mais le tout demeure habilement mené, avec une efficacité, une précision et un sens de l’ambigüité d’autant plus dignes d’admiration qu’il s’agissait du premier film de Mulligan (tourné pour le cinéma).

Du sang dans le désert (The tin star, Anthony Mann, 1957)

Un vieux chasseur de primes apprend son métier à un jeune shérif idéaliste et inexpérimenté.
Du sang dans le désert est à ma connaissance la seule collaboration d’Anthony Mann avec le grand Henry Fonda et on peut légitimement le regretter tant l’acteur est à l’aise dans ce rôle de vieux pistolero mi-paternaliste mi-narquois qui annonce celui de Jack Beauregard. On pourra regretter un scénario qui n’a pas la profondeur de ceux de Borden Chase (qui a signé trois des westerns Mann/Stewart), la faute peut-être à un ton un peu plus léger qu’à l’accoutumée. Mais en 1957, Mann est toujours un immense metteur en scène et il le prouve ici à maintes reprises: la scène de l’accueil du docteur en particulier est une idée géniale.
Un Mann un peu « mineur » par rapport à ses collaborations avec James Stewart mais ça reste un grand plaisir de cinéma.