Oyuki la vierge (Kenji Mizoguchi, 1935)

Une adaptation officieuse du Boule de suif de Maupassant. C’est un très beau film. Ce personnage de prostituée qui se sacrifie pour une communauté ingrate est un matériau idéal pour Mizoguchi. Il est plus intéressant que les héroïnes de ses autres mélos de la même époque car son écriture l’individualise, l’élève au-delà de l’archétype symbolique. Elle vit une histoire d’amour atypique avec un geôlier à qui elle s’était donnée pour faire libérer ses compagnons, ce qui enrichit la narration. Les images sont splendides. Le cinéaste utilise divers accessoires, des pétales de fleurs notamment, pour embellir ses plans sans donner l’impression de verser dans le décoratif. La société est sordide mais le monde sécrète de la beauté. Le poète est là pour nous la révéler.

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