Une journaliste télé est partagée entre un reporter talentueux mais ombrageux et un présentateur conscient de ses limites professionnelles mais qui passe bien à l’écran.
Après Tendres passions, je me réconcilie avec James L.Brooks. Dans cette comédie, je retrouve la finesse surprenante de son écriture et la caractérisation morale, presque abstraite, des personnages qui élève une dramaturgie par ailleurs nourrie de mille détails réalistes (importance du contexte professionnel) mais non banals (le journaliste américain qui écoute…Francis Cabrel!). Même si la photo n’est pas la plus belle qu’ait signée Michael Ballhaus, elle est moins moche que celle du film précédent et, surtout, la composition des plans et les mouvements de caméra dénotent une recherche dynamique -plus que visuelle- qui situe les personnages dans leurs milieux (bureau ou fêtes) et évite tout à fait au film d’apparaître comme une pure et simple succession de scènes de parlottes. Les acteurs, clef de voûte d’un tel film, ont autant de présence que de subtilité. Si son manque de concision l’empêche d’être un chef d’oeuvre, son sens de la grandeur humaine place Broadwast news dans la tradition des meilleures comédies américaines.