Le sexe fou (Sessomatto, Dino Risi, 1974)

Plusieurs sketchs sur les perversions sexuelles des Italiens.

Particulièrement inégal. A côté d’un segment miraculeux de finesse où un homme qui tombe amoureux de son frère travesti est filmé sans scabreux mais avec une belle délicatesse, plusieurs sketchs navrent par l’extrême bassesse de leur inspiration. Ainsi de celui dans les bidonvilles qui repose essentiellement sur un comique scatologique. Lorsqu’on voit ce genre de caricature où plus rien ne distingue l’homme (de préférence prolétaire) de l’animal, on a la désagréable impression que le seul salut pour les auteurs de la comédie italienne à la fin de son âge d’or était d’en faire toujours plus dans l’outrance et la vulgarité. C’est le versant Affreux, sales et méchants du genre, le versant le plus bruyant et le plus inintéressant.

Drame de la jalousie (Ettore Scola, 1970)

Un Italien est jugé pour un crime passionnel. Retour sur le passé d’un homme qui a tout abandonné -y compris le Parti communiste- pour les beaux yeux de Monica Vitti.

Une comédie féroce avec un mélange des tons typique du genre dans sa version italienne. Le film est inégal, on sent parfois les procédés, mais Mastroiani est épatant dans  son rôle d’homme plus que moyen entraîné par l’amour.